Se fixer des objectifs

Pourquoi se fixer des objectifs ?

Certaines personnes se posent parfois cette question.

Leur argument est de considérer que se fixer des objectifs leur enlève la possibilité de prendre des initiatives ou limite leur liberté d'action ou de saisir des opportunités, etc…

Cela est à nos yeux plutôt des excuses face à leur difficulté de se fixer des objectifs et de les suivre. Il y a dans la fixation d’objectif un engagement que l’on est tenu de respecter que ce soit vis-à-vis de soi ou des autres.

Il y a donc contrainte mais librement acceptée puisque fixée par nous-même.

C’est aussi grâce aux objectifs que nous pouvons fêter nos succès, reconnaître nos échecs et difficultés et donc nos possibilités de développement.

Sans capacité de mesure et d’évaluation il n’y a pas de progression.

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A quoi servent donc les objectifs :

  • Pour permettre de structurer ses activités.
  • Pour orienter et rendre plus efficace notre travail.
  • Pour maintenir le cap.
  • Pour atteindre des résultats tangibles.
  • Pour donner un sens à notre vie.
  • Pour mesurer la performance.

Formuler un objectif est un engagement (moral, contractuel…).

Qu’est-ce qu’un objectif ?

Il ne faut pas confondre objectif et intention. Avoir l’intention de faire quelque chose ne suffit pas.

Exemple : Je vais (essayer de) passer plus de temps à étudier.

Il existe globalement 2 types d’objectifs : les objectifs quantitatifs et les objectifs qualitatifs. Selon le travail que nous réalisons les objectifs seront plus souvent d’un type ou de l’autre.

On peut aussi faire la distinction entre objectifs de développement personnel et objectifs liés à la performance.

Exemples :

Quantitatifs :

Vitesse de frappe au clavier : taper autant de pages par jour. Encoder autant de données. Vendre autant par semaine, par mois, construire  autant de pièces par semaine…

Qualitatifs :

  • Mieux parler une langue.
  • Améliorer mon écoute active.
  • Faire de meilleures présentations en public.
  • Être mieux organisé.
  • Être capable de diriger une équipe.

Pour arriver à réaliser un objectif il faudra mettre en place une stratégie (façon d’y arriver), une tactique (plan d’actions concrètes), et enfin une évaluation qui déterminera si l’objectif est atteint ou pas. Il faudra bien entendu tenir compte des ressources disponibles (argent, personnes, agenda…) ainsi que du délai pour y parvenir.

Pour les objectifs de type qualitatif, il faudra les rendre le plus concrets possibles pour pouvoir en mesurer l’atteinte.(Voir plus loin)

Nous proposons donc une méthode très connue mais variable selon les sources.

Il s’agit de se fixer des objectifs SMART

Il existe plusieurs versions concernant la signification de cet acronyme (en langue anglaise à l’origine). Notamment : Spécifique, Mesurable, Ambitieux, Réaliste, Temps (fixé dans le).

La version choisie ici est légèrement différente mais le sens général reste le même :

Spécifique, Mesurable, Action(-oriented), Réaliste, Temps (et ressources).

 

Quelques explications :

Spécifique

La spécificité est très importante pour la clarté de l’objectif.

Il faut penser au résultat pour formuler l’objectif, le visualiser au maximum.

Exemple :

Si un dirigeant donne une tâche à un collaborateur, celle-ci doit être très claire. Un objectif spécifique n’autorise aucune interprétation. Si 2 personnes peuvent interpréter l’objectif différemment, c’est qu’il n’est pas assez spécifique.

Question à se poser : Quel est le résultat que je veux obtenir ?

Mesurable

Pour être évaluable, c’est à dire voir s’il est atteint, un objectif doit être mesurable. Il ne peut pas y avoir de contestation sur le résultat. Il est atteint ou il ne l’est pas.

Exemple : « je veux augmenter mes ventes » ou « je veux augmenter mes ventes de 20% ». J’ai visité 5 clients par jour au lieu de 7 qui était visé, l’objectif n’est donc pas atteint.

Question à se poser : Puis-je mesurer le résultat que je veux obtenir (comment) ?

Action

Atteindre un objectif doit se traduire par une ou plusieurs actions. La meilleure façon d’exprimer cela est d’utiliser le verbe à l’infinitif.

Exemple : Être aidé par 3 collaborateurs (passif) ou trouver 3 collaborateurs pour m’aider.

Réaliste

Le réalisme d’un objectif peut être très subjectif. Cela peut dépendre du caractère des personnes impliquées (ambitieux, pessimistes, optimistes,…).

Certains aiment les défis, d’autres sont plus conservateurs. Le monde n’évolue cependant que grâce aux créateurs, aux innovateurs…

Donc le réalisme se situera entre l’utopie et l’ennui ! Atteignable et ambitieuxLa connaissance, l’expérience, l’analyse seront nécessaires pour fixer des objectifs raisonnables.

Temps et ressources.

Il est clair que l’objectif doit être fixé sur une échelle de temps (Agenda).Le délai fixé permettra l’évaluation de l’objectif. Est-il atteint ou pas ?

Exemple : Je vais réaliser cela en 3 mois. Je vais maigrir de 10 kg avant le 31 janvier.

Il faudra également tenir compte des ressources disponibles. Y a-t-il assez de budget ? Ai-je les personnes qualifiées pour cet objectif…Il s’agit donc des limites et contraintes éventuelles.

Nous constatons immédiatement que nos objectifs, même s’ils font intervenir des éléments quantitatifs sont très souvent qualitatifs. Or, s’il est très facile de fixer et d’évaluer des objectifs quantitatifs, cela s’avère beaucoup plus compliqué avec des objectifs qualitatifs.

En effet, rien de plus facile que d’évaluer la vente de certains articles, ou la perte de poids de quelqu’un pendant une période déterminée. Mais comment évaluer une écoute active ? Comment évaluer une progression dans la maîtrise d’une langue ?  Comment évaluer un comportement ?

Il est clair que pour cela il faut des outils de mesures adaptés. Cela peut être des grilles de comportements, des tests d’évaluation,…

 

Méthode pour rendre plus SMART les objectifs qualitatifs

La première étape est de rendre l’objectif plus concret. Il faut visualiser la situation.

Il faut comprendre ce qui s’est passé pour nous amener à vouloir améliorer la qualité d’un de nos comportements. Cela se fait généralement en utilisant des situations du passé où nous avons eu des difficultés.

Questions à se poser : Pourquoi je veux cela ? Que s’est-il passé auparavant ?

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Positionner le présent, montrer le retour en arrière et projection vers futur

Exemple : Je veux améliorer mon écoute des clients pour améliorer mon argumentation et ma négociation. Et ainsi augmenter mes ventes dans le trimestre qui vient.

Ceci fait donc référence au passé : j’ai eu des difficultés pour présenter mes produits à des clients car je ne savais pas ce qui les intéressait.

Est-ce suffisamment SMART ?

C’est assez spécifique, c’est relativement mesurable (je vais ou je ne vais pas comprendre les besoins des clients), cela demande bien entendu des actions (une méthode bien suivie qu’il faut mettre sur pied pour ne pas rester dans l’intention), cela est réalisable et il y a un délai (le trimestre).

On peut objecter que la mesure de l’écoute reste encore subjective. C’est exact et c’est la raison pour laquelle il faut bien définir et construire les outils de mesure.

Le qualitatif peut donc être rendu plus concret et mesurable grâce à des éléments de mesure. C’est l’objet des feuilles de coaching, qui permettent de mesurer sur le terrain une évolution qualitative de comportements (écoute, recherche des besoins, conclusion,…).

Il faut pour cela des repères, fixés d’après l’expérience du passé, des données théoriques et méthodologiques. Les mettre sur papier pour une utilisation très pratique (sous forme de grille, de check-list ,…). Ensuite il faut évaluer régulièrement l’évolution par rapport à ces repères, qui eux-mêmes peuvent être changés et adaptés si nécessaire.

L’évaluation de la progression se fait donc par rapport à soi-même selon des critères préétablis. Il est aussi possible de s’autoévaluer, ce qui donne à chacun la prise de responsabilité par rapport à son propre développement.

Conclusion :

Quand vous vous fixez des objectifs, confrontez-vous à la méthode SMART. Elle vous permettra d’affiner vos objectifs et donc de mettre les bons moyens en route pour y parvenir

Mieux communiquer avec les autres

En tant que vendeur, manager, parent ou tout simplement en tant qu’être humain nous avons tous des personnes avec qui nous aimons travailler, discuter, collaborer. Par contre il y a dans nos relations des personnes que nous trouvons antipathiques, avec lesquelles nous n’aimons pas vraiment devoir travailler ou communiquer. S’il s’agit d’un client ou de notre patron nous sommes assez mal à l’aise et parfois totalement inefficace.
Ces difficultés sont liées aux différences de personnalités et aux préférences psychologiques développées par tout un chacun au cours de son existence.
Il semble évident intellectuellement que nous sommes tous différents mais en pratique nous pensons et nous agissons comme si tous le monde avait le même fonctionnement que nous même. Or l’étude des personnalités nous montrent que ce qui est très bien pour les uns est tout à fait détestable pour les autres et vice versa. Certaines personnes nous paraissent froides ou au contraire exubérantes, d’autres semblent inhumaines, sans cœur ou au contraire d’un sentimentalisme excessif.

« La prédominance d’un point de vue sur un autre dépend moins de la situation objective des choses que de l’attitude psychologique de l’observateur » C.G. JUNG

Comment faire pour mieux communiquer ?

Comment s’y retrouver et surtout comment s’adapter à ces différences parfois extrêmes ? La première étape consiste à prendre conscience des différences et mieux percevoir comment nous fonctionnons nous même, comment les autres nous perçoivent et comment nous voyons les autres.
Ensuite la démarche est de comprendre comment cela fonctionne. Comment les types de personnalités prennent leur décision, comment ils perçoivent le monde extérieur.
Enfin nous nous adaptons aux autres en tenant compte de ce qu’ils aiment en matière de communication et de comportements.

Finalement vu comme cela, ce n'est pas si compliqué... mais cela demande beaucoup de travail sur soi, d'écoute, de respect...


Les modèles de personnalités

Il existe de nombreux modèles de personnalités : Insights Discovery, DISC, MBTI, ennéagramme, HBDI, True colors ,… Nous présenterons ci-dessous quelques éléments tirés des travaux de Carl Gustav Jung. Ceux-ci sont à la base de nombreux modèles dont le modèle Insights Discovery que nous utilisons dans nos formations.

Les bases :

Jung a mis en évidence trois paires de préférences psychologiques :

  • L’Introversion et l’Extraversion : 
    • Comment nous exprimons (et rechargeons) notre énergie
  • La Pensée et le Sentiment : 
    • Comment nous prenons nos décisions
  • La Sensation et l’Intuition : 
    • Comment nous percevons le monde extérieur

Sur base de la combinaison et du pourcentage exprimé de ces 6 préférences nous assistons à la constitution de multiples types de personnalités.
A l’extrême, chacun étant un tout complexe et évolutif on pourrait considérer que regrouper des types de personnalités est inutile voir réducteur.
Néanmoins pour mieux nous comprendre et comprendre les autres il est intéressant de tenter de regrouper les grandes lignes de convergence. C’est ce qu’a fait Jung et surtout ceux qui ont prolongés ses travaux et les ont élargi avec d’autres recherches (J. Jacobi, I. Briggs Myers, K. Cook Briggs, A. Lothian,…).

Une première façon de regrouper les types est d'utiliser les deux premières paires de préférences. Cela donne 4 types de base qui se retrouvent dans divers modèles cités plus haut.


Profils bases
La troisième paire de préférences va donner encore plus de nuances et donner 8 types de personnalités de base.Nous n’irons pas si loin dans cette approche synthétique. (Voir le modèle Insights ci-dessous)


insights discovery model
La reconnaissance des typologies de base se fait sur base de divers indices : langage non verbal, la façon de parler, les mots utilisés, l’organisation de l’espace, la vision du monde, les besoins, les peurs, … il faut donc être observateur et à l’écoute de son interlocuteur.

L’objectif reste bien entendu de bien comprendre notre interlocuteur pour pouvoir s’y adapter et mieux communiquer avec lui, voire l’apprécier malgré ses différences parfois extrêmes avec nous.


Pour en savoir plus …

Voir nos modules de formations avec l’utilisation du modèle Insights Discovery (dans la vente, le travail en équipe, le management,…) : Fiche

Voir aussi l’agenda de nos formations ouvertes au Cameroun
 

En Belgique et France : contactez-nous pour un rendez-vous qui nous permettra de voir ce qui peut être réalisé dans votre entreprise avec une meilleure communication basée sur ce modèle.
 

Jonathan Livingstone le Goéland… pour nous inspirer

Ce livre de Richard Bach raconte l’histoire de Jonathan, un goéland qui recherche la perfection du vol, alors que ses congénères recherchent simplement leur nourriture sur les dépôts d’ordures ou dans le sillage des bateaux.

Bien entendu son comportement dérange, il est différent… pourquoi ne te conduis tu pas comme un Goéland normal

Mais Jonathan n’est pas un goéland comme les autres, il cherche la perfection, la liberté… il sera banni de son clan pour cela mais il aura l’occasion de transmettre son savoir dans d’autres colonies et de faire école. Jonathan va faire des disciples… lui qui sera appelé Fils du grand Goéland…

Ce récit symbolique est extraordinaire par sa simplicité et par le contenu qu’il renferme. Richard Bach nous donne accès à quelques enseignements fondamentaux de sagesse atemporelle et universelle avec une histoire simple et accessible.

Ce goéland, Jonathan, symbolise l’homme en quête de sagesse.

C’est un livre que j’ai déjà relu plusieurs fois et qui m’a beaucoup inspiré… jusque dans le nom de mon fils. Je ne peux que le conseiller à tout un chacun.


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Quelques passages inspirateurs.

Édition J’ai Lu, 1973


Plus Jonathan apprenait à pratiquer la bonté, plus il s'appliquait à comprendre la nature de l'amour, plus profond était son besoin de retourner sur la Terre. Car, en dépit de son passé solitaire, Jonathan  le Goéland était un apôtre-né et, pour lui, démontrer l'Amour, c’était, transmettre à un goéland trébuchant dans la solitude un peu de cette vérité que lui, Jonathan, avait découverte. (p 80)

 

Jonathan essaie de transmettre ce qu’il sait à Fletcher un autre goéland rebelle qu’il a rencontré

Comment se fait-il, fit observer Jonathan, rêveur, que la chose la plus difficile au monde soit de convaincre un oiseau de ce qu'il est libre et de ce qu'il peut s'en convaincre aisément s'il consacre une partie de son temps à s'y exercer ?

Pourquoi faut-il que cela soit si difficile? (p 118)

Pauvre Fletcher, ne te fie pas à tes yeux, mon vieux. Tout ce qu'ils te montrent, ce sont des limites, les tiennes. Regarde avec ton esprit, découvre ce dont d'ores et déjà tu as la conviction et tu trouveras la voie de l'envol... (p 121)

Fletcher a bien compris les leçons de son maître, le voici à présent dans le rôle de celui qui enseigne.


Et encore qu'il s'efforçât de se donner l'air sévère qu'il convient à un moniteur de prendre en présence d'élèves, Fletcher le Goéland les vit tout à coup, l'espace d'un instant, tels qu'ils étaient et ce ne fut point de l'affection mais un amour profond qu'il ressentit pour eux. « Tu as raison, Jonathan, il n'y a pas de limites », se dit-il avec le sourire.

C'est ainsi que Fletcher s'engagea sur la route qui menait à la sagesse. (p 124 et fin)

Ouverture aux autres

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Qu’est-ce qu’une mauvaise herbe, sinon une plante dont on n’a pas encore découvert les vertus. Ralph Waldo Emerson.

C'est comme pour les humains...

Motivation et dépendance.

Pourquoi pas une approche philosophique ?

Il est évident que la motivation des collaborateurs est capitale pour la survie des entreprises. Le lien entre motivation et productivité a été clairement établi.
Les définitions et les facteurs qui interviennent ne sont pas toujours très clairs et définis. Néanmoins, on constate que des facteurs internes et des facteurs environnementaux interviennent. La motivation résulterait donc de l’action conjuguée de deux forces (DENJEAN Michel, La motivation au travail, document CEDIP, ministère de l'Écologie du Développement et de l'Aménagement durables 12/2006) :
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Processus de la motivation
Lettre du Manager N°489, 9/2004
 
  • une force interne à l'individu : elle dépend de ses caractéristiques personnelles comme les besoins, les pulsions, l'instinct, les traits de personnalité. La source de la motivation est dite intrinsèque.

  • une force externe : elle est liée à la situation, à l’environnement de travail, à la nature et au niveau de l'emploi, au mode de management ... La source de la motivation est extrinsèque, elle s'envisage alors dans « un rapport utilitaire », afin d’obtenir des avantages positifs ou éviter des conséquences désagréables.

C’est donc un phénomène très individuel qui se construit sur base de représentations, d’intériorisations du vécu de chacun. Chaque individu va orienter ses choix selon ses évaluations, sa perception…

Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu'ils en ont. (…). Lors donc que nous sommes contrariés, troublés ou tristes, n'en accusons point d'autres que nous-mêmes, c'est-à-dire nos opinions.
Epictète, pensées

Nos réactions ne seraient pas causées par le monde extérieur mais par nos perceptions de ce monde.
Carl ROGERS

La motivation va donc précéder l’action. Notre motivation est notre carburant !

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Il est donc essentiel dans ce contexte de rester maître de sa motivation. Si nous dépendons trop des autres pour nos propres motivations, nous leur donnons un pouvoir énorme sur nous. La reconnaissance fait souvent partie de nos besoins à tous mais elle ne doit pas nous rendre esclaves de l’opinion des autres. Il faut donc apprendre à établir un équilibre entre sources internes et externes de motivation et assumer le résultat final.

La philosophie de toutes les époques apporte des réponses dans ce domaine.

C'est la philosophie, précisément, qui m'a appris à dépendre de ma conscience plutôt que des jugements du dehors, et à toujours me soucier moins des mauvaises opinions sur mon compte que de la nécessité de ne rien dire ou faire de mal moi-même.
Pic de la Mirandole, De la dignité de l'homme

Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté.
Winston Churchill

Il est donc essentiel que chacun trouve les éléments qui vont lui permettre d'entretenir sa motivation.
Savoir où aller faire le plein !
Quelle action, quelle lecture, quelle démarche... car la motivation est le coeur de ce qui nous anime. C'est l'attitude que nous allons avoir face aux difficultés qui va nous aider à les traverser, les dépasser.

C'est de la philosophie pratique.


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D'après J. Fradin, L'intelligence du stress, Eyrolles 2008
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La notion de territoire

La notion de distance est importante en communication. Ne dit-on pas :
« Ils sont trop loin l’un de l’autre pour se comprendre », « Ce sont  des proches », « Il est distant », …

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Selon la distance entres deux personnes, nous pouvons déduire des choses sur leur relation (plus ou moins intime). Body Language, Allan Pease. Sheldon press, 1981 (dessin).

Nous ne laissons entrer dans la zone la plus proche de nous (longueur de l'avant-bras) que les intimes...
Si un inconnu entre dans cette zone contre notre gré, il y a inconfort. De là, la gène dans un ascenseur bien rempli.

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Nos relations amicales et professionnelles se déroulent surtout dans la bulle personnelle dont le diamètre est d'un bras environ.
Si nous faisons un exposé, la bonne distance sera la zone sociale.

Bien entendu, ces distances peuvent varier selon les cultures. Il y a des cultures plus "froides" qui mettent plus de distance dans les contacts, d'autres cultures plus "chaudes" où se toucher fait partie des habitudes. Cela peut dérouter celui qui n'est pas habitué ou qui fait partie d'une culture différente.
Cela est à tenir en compte dans nos relations professionnelles.

Il y a aussi des différences individuelles : les extravertis auront tendance à toucher plus rapidement leur interlocuteur alors que les introvertis peuvent être plus distants.

Il faut donc toujours faire attention au territoire de notre interlocuteur, ne pas rentrer dans sa « bulle » sans sa permission.  Cette  bulle peut varier selon les situations  : dans son bureau, dans un local neutre, situation professionnelle ou amicale, …
Un client rencontré dans le cadre d’une réunion conviviale, sportive, un salon, … sera plus proche de vous, plus ouvert. Il faut donc rester vigilant aux changements d’attitude liés aux changements d’endroit ou de situations et donc de territoires.

Pourquoi utiliser des citations ?

Cela fait des années maintenant que j’utilise régulièrement des citations dans mes mails, sur mes sites Internet, dans mes formations, dans ma vie quotidienne, … à quoi cela sert-il ? 

 Pour moi, cela est lié à la réflexion et à la recherche de sens. J’ai commencé à m’y référer et à en utiliser dès l’adolescence, dans mes premières réflexions sur le sens de la vie et sur les grandes questions :
où vais-je ? D’où viens-je ?… Dans quel état j’ère ? …

Je les trouvais au fil de mes lectures et puis beaucoup plus tard, lors de recherche sur Internet. J’en ai même fait un recueil assez volumineux.

Actuellement, j’utilise aussi des livres thématiques pour puiser de l’inspiration dans des domaines plus professionnels (300 citations pour motiver, M. Aguilar, 2009, Dunod ; 500 citations pour le manager philosophe, L. Boyer, 2011, Eyrolles).

Les citations sont comme la cristallisation de la pensée d’un auteur. Une matérialisation. De plus, cette pensée cristallisée peut être active : elle me stimule, féconde ma réflexion, me régénère, me donne du courage, des forces…

Bref, il y a beaucoup dans une simple phrase.

  



Déjà Marc Aurèle disait :

Trouve-toi de ces maximes courtes, fondamentales, qui, au premier abord, suffiront à rendre la sérénité à ton âme et à te renvoyer en état de supporter avec résignation ce monde où tu feras retour.
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Eh oui, cet usage ne date pas d’hier. Il est dans la droite ligne des exercices spirituels que pratiquaient notamment les stoïciens. Il s’agit de développer la vie intérieure, développer les possibilités de notre esprit pour mieux vivre au quotidien. 

La philosophie et un art de vivre… en tout cas la philosophie antique.


 Dans l'Antiquité, la philosophie est un exercice de chaque instant ; elle invite à se concentrer sur chaque instant de la vie, à prendre conscience de la valeur infinie de chaque moment présent si on le replace dans la perspective du cosmos. Car l'exercice de la sagesse comporte une dimension cosmique. Alors que l'homme ordinaire a perdu le contact avec le monde, ne voit pas le monde en tant que monde, mais traite le monde comme un moyen de satisfaire ses désirs, le sage ne cesse d'avoir le Tout constamment présent à l'esprit. Il pense et agit dans une perspective universelle. Il a le sentiment d'appartenir à un Tout qui déborde les limites de l'individualité. Pierre Hadot, Exercices spirituels et philosophie antique, P301.
 Les citations invitent donc à penser, à réfléchir. Elles recentrent, redonnent le sens des choses… Elles libèrent donc une énergie psychique et mentale et sont réellement opératives. En tout cas, chez ceux qui les voient comme telles.

Actuellement dans le domaine des neurosciences nous dirions que cela stimule le préfrontal.

La pratique philosophique, les exercices spirituels favorisent la préfrontalisation...

On ne naît pas humain, on le devient... Erasme


Pour ma part, les citations m’aident depuis de longues années à garder le cap… et à devenir à chaque fois plus serein, plus humain, meilleur …


En voici quelques-unes parmi mes préférées et les plus utilisées :

Au petit jour, lorsqu'il t'en coûte de t'éveiller, aie cette pensée à ta disposition : c'est pour faire œuvre d'homme que je m'éveille. Marc Aurèle

Il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne connaît pas son port de destination.
Sénèque

Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité ; un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. Winston Churchill

La maturité commence lorsqu’un individu se sent auteur et responsable de son existence, lorsqu’il ne demande pas aux autres de le rendre heureux, lorsqu’il n’accuse pas systématiquement les autres de ses propres faiblesses et insuffisances. Jacqueline Kelen 

Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais réveille au sein des hommes le désir de la mer grande et belle.  Antoine de Saint-Exupéry

  

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. Sénèque

Qu’est-ce qu’une mauvaise herbe, sinon une plante dont on n’a pas encore découvert les vertus. Ralph Waldo Emerson


Et bien d’autres… que je continuerai à vous distiller.

Qu’est-ce qu’un lapsus gestuel ?

Dans son livre « je sais que vous mentez », Paul Ekman nous parle des lapsus gestuels.
Il s’agit de gestes involontaires qui laissent filtrer une information que l’individu essaie de dissimuler, comme un lapsus verbal (et cela de manière tout à fait inconsciente la plupart du temps).
Ces gestes ne sont pas anodins, il s’agit d’emblèmes. C'est-à-dire de gestes qui ont un sens très précis dans une culture donnée. Par exemple : le haussement d’épaule (je ne sais pas ; je m’en fous, …), le hochement de tête (pour oui) ou secouer la tête (pour non), le doigt d’honneur (pour va te faire voir), pouce levé, (ok, bien, super), etc.

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Les emblèmes sont presque toujours exécutés délibérément mais il y a des exceptions : dans le cas de lapsus gestuels, l’emblème est exécuté de manière involontaire et il est souvent exécuté de manière partielle ou d’une manière différente. Par exemple, une seule épaule se soulève ou un doigt d’honneur est fait de manière plus ou moins cachée ou en dehors de sa position habituelle de présentation.

Ces lapsus gestuels sont révélateurs de quelque chose que l’auteur ne dit pas ouvertement (il cherche à contrôler, masquer), c’est souvent un révélateur de mensonge, de « non-dits ».

Exemples :
  • Quelqu’un vous dit qu’il est d’accord avec vous et de la tête il fait non.
  • Ou, au contraire, il dit : « ce n’était pas dans mes intentions » et il fait oui de la tête…

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Dans la vidéo ci-jointe (cliquer dessus), Laurette O. utilise un doigt d’honneur pour pointer son interlocuteur. Ce n’est pas la position normale du doigt d’honneur. Elle utilise ce geste pendant quelques secondes (voir la vidéo). Elle est visiblement très énervée et son geste est un lapsus gestuel.
Voici ce que Philippe Turchet (Le langage universel du corps, p. 203) dit concernant la symbolique du majeur :

« La main permet en effet de contrôler ce que l'on prend. Si l'index permet de dire «je» de manière générale, le majeur permet de le dire dans toutes les situations où l'on retrouve une relation d'ordre duale ou intime ».

Il s’agit de prendre le contrôle de l’autre, de manière très claire et très crue…

Le visage d'Anne Sinclair

Actualité : les émotions d'Anne Sinclair

Dans les photos récentes liées à l’actualité de l’affaire DSK, j’ai été frappé par les photos d’Anne Sinclair en couverture de Paris Match et de VSD.

Qu’observez-vous sur ces photos ?



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Regardez les deux parties du visage : gauche et droite.
Le côté gauche est plus fermé (plus "petit")que le droit.

Voyez le regard…
L’œil droit est plus ouvert que le gauche.

Si l’on suit Philippe Truchet, ce visage montre quelqu’un qui s'est fermé émotionnellement (côté gauche) et qui est en grande réflexion (côté droit très ouvert) cela se voit, dit-il, chez les joueurs d’échec durant un tournoi.
La paupière gauche plus basse que la droite montre aussi ici un état de fatigue émotionnelle.

Si vous chercher des photos anciennes d'Anne Sinclair vous remarquerez que son visage est symétrique contrairement à ces photos récentes.

Non verbal : côté gauche ou droit ?

Philippe Turchet, dans ses ouvrages consacrés à la synergologie, (voir bibliographie dans le message du 7/6), insiste beaucoup sur les éléments non verbaux liés soit à notre côté gauche soit à notre côté droit. En effet, chacun des côtés de notre corps est dirigé par l’hémisphère cérébral opposé.
C’est donc l’hémisphère gauche (lié au rationnel) qui commande notre côté droit et l’hémisphère droit (lié au relationnel, à l’imaginaire) qui commande notre côté gauche.
Cela va avoir une grande importance sur l’expression non verbale. En effet, si nous sommes dans une attitude d’écoute et de lien avec notre interlocuteur, le côté gauche de notre visage sera plus vers l’avant, la tête légèrement penchée vers la gauche et l’œil gauche un peu plus ouvert. Si nous sommes en contradiction, opposé aux idées entendues, nous aurons plutôt le côté droit du visage vers l’avant. Au plus nous sommes en opposition, au plus nous allons relever le menton et pencher la tête vers la droite.


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De même, les baisers spontanés entre amoureux se font la plupart du temp oeil gauche face à oeil gauche. Les baisers de cinéma ou moins spontanés sont généralement faits oeil droit-oeil droit.

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Les gestes portés à gauche ou à droite du corps ou du visage ont donc des significations différentes, de même que le bras ou la main qui les font. Nous reviendrons sur ces aspects dans d'autres posts.


A suivre…

Quelle est l’importance du langage non verbal ?

Dans une société très rationaliste comme la nôtre où tout est basé sur les faits et la preuve scientifique, quelle peut donc être l’importance du non verbal sur le verbal, les sacrosaints mots ?

Faut-il croire que dans la communication les mots ne sont pas l’essentiel ?
Il semblerait bien que non…

En effet, les travaux de Merhabian (1971) montrent que quand quelqu’un vous parle, les éléments qui le rendent sympathique et permettent une écoute et une communication sont dans l’ordre :
le non verbal (corps, attitude, …) pour 55 %, la voix (rythme, tonalité, …) pour 38 % et enfin les mots pour 7 %.

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   Les paroles :·   7 % Verbal
La voix :··· ···   38 % Para verbal

Le corps : ····   55 % Non verbal

Cela ne veut pas dire que le contenu n’a aucun poids, comme cela est parfois interprété, mais plutôt que nous sommes attirés, en priorité, par d’autres éléments qui sont essentiels. Nous allons entrer en sympathie et donc être à l’écoute si ces autres éléments (voix et non verbal) nous sont agréables et attirent notre attention.
« Ce qui compte dans la communication n’est pas ce qui est dit mais ce qui est compris. » G. Leperlier

La communication va donc au-delà de la simple transmission d’une information et implique tout notre être et celui de l’interlocuteur. Les travaux de Birdwhistell (1971) montrent que 70 % de la communication passe par le non verbal. Les silences sont aussi importants que les mots et la façon dont ils sont dits.

Dans les échanges interpersonnels, nous utilisons à la fois notre conscience et nos capacités rationnelles, mais en même temps, nous subissons l’influence de nos croyances, vécus, expériences, … qui se manifestent souvent de manière inconsciente et à travers le non verbal, lui aussi tout aussi inconscient dans la majorité des situations.
Déjà, nos différents filtres nous font perdre une partie importante du message envoyé. On peut estimer que de ce que l’émetteur envoie comme message, il reste 17 % à la réception.

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Notre langage non verbal est donc capital pour faire en sorte d’augmenter la rétention du message.
Notre enthousiasme, notre attention, notre écoute active vont se manifester à travers nos gestes, les variations de notre voix, nos expressions faciales et vont captiver notre auditeur… ou l’assommer.
Les 17 % deviendrons 0 % ou 80-90 %.


A suivre…

Communication non verbale


Le domaine de la communication m’intéresse depuis de très longues années déjà. Il y a près de 10 ans, j’avais mis sur pied une formation pour permettre aux délégués médicaux de mieux comprendre le non verbal de leurs interlocuteurs. Cette année, sur base de cette première formation, une seconde formation a été développée avec beaucoup plus de pratique et aussi de nouveaux éléments car, entretemps, de nombreux ouvrages ont été publiés sur le sujet (voir bibliographie). Philippe Turchet a développé la synergologie et la série « Lie to me » a  popularisé les travaux de Paul Eckman.

J’ai pu proposer cette formation (grâce à ma collaboration avec une société de formation française : Hermès Consultants) dans une grande entreprise française à Paris. Deux sessions ont eu lieu et les commerciaux (très exigeants !) ont donné des évaluations très favorables.

C’est avec beaucoup de plaisir que je vais partager avec vous, de manière régulière, divers éléments de communication non verbale avec des choses très concrètes : à partir de photos de presse, de vidéos, de dessins, nous décoderons des postures, expressions faciales, micro-démangeaisons, etc.

Dans ce premier post, je vous livre ci-dessous une bibliographie (non exhaustive) sur le sujet ainsi que quelques blogs intéressants.

Vous trouverez aussi sur la chaine You Tube Authentis, des vidéos en rapport avec ce sujet (www.youtube.com/user/AuthentisBG).

La suite dans les prochains jours…


Bibliographie

Communication générale :
  • La communication, état des savoirs. Collectif. Éd. Sciences Humaines 1998.
  • Guide de la communication, Jean Claude Martin. Marabout, 1999.

Non verbal :
  • Le singe nu, Desmond Morris. Livre de poche 1968.
  • La clé des gestes, Desmond Morris. Grasset 1978.
  • Body Language, Allan Pease. Sheldon press, 1981 (dessins).
  • La communication non verbale, Guy Barrier. ESF 1999.
  • Le langage des gestes, Desmond Morris. Marabout 2000.
  • La synergologie (comprendre son interlocuteur à travers sa gestuelle), Philippe Turchet, éditions de l’homme, 2004.
  • Décodez vos gestes au travail. Peter Clayton, Marabout 2005.
  • Ces gestes qui vous trahissent, Joseph Messinger, éditions générales First, 2005.
  • La grammaire des gestes. Joseph Messinger, Flammarion 2006.
  • Les gestes prédictifs, Joseph Messinger, Pocket Presse du Chatelet 2007.
  • Le langage universel du corps, Philippe Turchet, les éditions de l’Homme, 2009.
  • Comprendre le langage non verbal, Tiziana Bruno et Gregor Adamczyck, Ixelles éditions, 2011.

Sites Internet et blogs :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_non_verbale

http://gestetparaverbal.blogspot.com/

http://www.paulekman.com/

www.synergologie.org

http://www.purepeople.com/media/detecteur-de-mensonges-humain_m402113

http://synergologue-paris.over-blog.com/ext/http://philippeturchet.blogspot.com/

Le changement ...

Le changement ne nous prend par surprise que lorsque nous refusons de le voir.

alt   Extrait du livre : Qui a piqué mon fromage ?
Un récit sous forme de parabole pour nous éclairer sur les attitudes face au changement.

Rire de soi-même et apprendre de ses erreurs, anticiper et pourquoi pas initier le changement soi-même.
à lire et à méditer !
Spencer Johnson, éd Michel Lafon, 2000. pour la traduction française.


Un atelier avec un Socrate moderne

Un atelier avec un Socrate moderne

Samedi 14 mai, j’ai participé à un atelier organisé par « Philosophie et management » sur « Comment se poser et poser les "bonnes" questions ? » animé par Oscar Brenifier.

Dès l’introduction, Laurent Ledoux (administrateur et gérant de Philosophie et management) nous situe le personnage : « c’est un peu un Socrate moderne… », vous savez Socrate qui aimait titiller ses concitoyens sur la place publique, « il peut parfois désarçonner, voire même chez certains provoquer des sentiments de colère violents qui font que la personne a envie de lui mettre un poing sur la figure… »   


A entendre Laurent, une légère inquiétude s’immisçait en moi. Pourtant, je me suis dis que cela s’annonçait bien. Ce n’est pas que je sois masochiste mais le questionnement philosophique demande une remise en question de soi et cela n’est pas toujours agréable.
Il est vrai qu’Oscar Brenifier sait y faire : en quelques questions très simples, il vous met face à vos difficultés d’être. Dès que quelqu’un ouvre la bouche, il y a une information dont il s’empare pour éclairer la structure de l’être de la personne. Le premier mot qui vient suite à une simple question est généralement indépendant de la volonté et c’est sur ce mot qu’Oscar Brenifier creuse, pose des questions qui ne demandent que de répondre par oui ou non, et cela est très difficile… Entre la tentative de justification, celle de nuancer le propos, de donner de grandes explications, il nous force à simplifier, à aller vers l’essentiel. Il nous met face à notre manière d’être, face à notre peur de connaître la vérité sur nous-mêmes.
Nous savons mais nous ne voulons pas voir…

Le dialogue est donc intense, il déclenche une tension palpable, il nous met en abîme. Il est clair que ce genre de dialogue demande une grande expérience de la part du questionneur mais aussi, en ce qui concerne l’auditeur, une capacité à reconnaître son ignorance et à se remettre en question. Dans notre monde où nous croyons tout savoir, cela n’est pas simple. Oscar Brenifier nous coince par ses questions toujours simples et si on joue le jeu… on entrouvre la porte des possibles…

Merci Oscar pour cette matinée revigorante pendant laquelle je me suis dis : voilà comment travaillait Socrate. Je comprends qu’il se soit fait plus d’ennemis que de disciples … et pourtant cela est tellement salutaire et indispensable à nos égos surdimensionnés.

Pour mieux connaître Oscar Brenifier :
Oscar Brenifier est Docteur en philosophie et philosophe praticien
Activités : philosophie pour enfants, didactique de la philosophie, ateliers de philosophie, consultation philosophique

Petit cahier d’exercices d’intelligence émotionnelle


petit_cahier_intelligence_emotionnelle Conseils de lecture


Petit cahier d’exercices d’intelligence émotionnelle
Ilios Kotsou. Editions Jouvence 2011.

Ce petit cahier d’exercices permet de mieux connaître le domaine des émotions, de voir comment elles interviennent dans nos pensées, nos comportements et nos relations. Il s’agit surtout de voir comment mieux utiliser ses émotions pour se construire un chemin de vie plus harmonieux.
Il ne s’agit pas de les réprimer mais plutôt de comprendre les signaux qu’elles nous envoient. Les exercices consistent à nous faire prendre conscience de nos émotions, les identifier, les décoder, voir d’où elles viennent, comment elles se manifestent. Les exercices nous permettent aussi de mieux identifier nos besoins. Ces besoins se traduisent souvent par des attentes précises alors qu’ils peuvent souvent se satisfaire par des moyens très différents. Les exercices nous y font donc réfléchir : il y a une bonne question à se poser : quels sont les moyens simples et efficaces pour répondre à ce besoin ?

Philosophie en entreprise

Depuis quelques années déjà l'UNESCO propose une journée mondiale de la philosophie le 3ème jeudi du mois de novembre.
Dans ce cadre quelques journées de réflexion ont été proposées concernant la place de la philosophie en entreprise.
En novembre 2010 le thème du management était abordé : vous pouvez écouter les interventions sur le site de philolab.


Un blog Authentis

Avec ce blog nous allons partager avec vous de l'information en rapport avec la formation mais aussi avec le monde qui nous entoure et les changements qui s'y déroulent.
De nouvelles valeurs émergent dans la société et dans les entreprises.
La formation doit pouvoir y répondre et s'y adapter.
Nous sommes attentifs à ces mouvements depuis de nombreuses années et nous suivrons cela avec vous.
Nous mettrons en avant des sites internet, des livres, des articles de presse ou les réflexions que vous voudrez bien partager avec nous.
Bonne lecture !

Bernard